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lundi 30 mai 2011

Des femmes au coeur d'un conflit interconfessionnel

Actuellement, la communauté copte d'Egypte connaît une augmentation d’enlèvements parmi la population féminine. Un phénomène qui ne date pas d’aujourd’hui et qui semble s’accentuer au fil du temps…
Ce sont 21 jeunes filles  qui ont été enlevées, selon un prêtre copte cité par Assyrian International News Agency,et ce, juste pour sa paroisse. En général ;les victimes de ce enlèvement sont converties de force à l’Islam et subissent de nombreux mauvais traitements qui incluent le viol. Elles sont ensuite mariée à des hommes musulmans. Les rares femmes qui parviennent à se soustraire à la surveillance acharnée de leur mari se réfugient dans des monastères coptes en attendant que leur famille d’origine acceptent de les recevoir.
Une demande d’asile contestée
Toutefois, le fait que ces femmes trouvent un refuge temporaire dans ces monastères, a mis le feu au poudre entre musulmans et chrétiens coptes. De nombreuses émeutes contre les coptes sont organisées sous prétexte qu’ils séquestrent des femmes musulmanes. Les chrétiens nient bien sûr ces faits mais il n’est pas aisé de prouver que ce sont des jeunes filles qui ont d’abord été enlevées et mariées de force à des hommes musulmans. En effet, il est difficile pour ces femmes de revendiquer leur appartenance à leur religion d’origine car, en Egypte, les papiers d’identité stipulent la religion de leur détenteur. Une fois mariées à leur bourreau, leur religion officielle devient alors l’Islam. Pourtant, la loi civile permet le changement de religion. Cependant, à cause de la pression de l’islam qui est la religion dominante dans ce pays mais aussi de par le coût et la complexité de cette démarche qui passe par un procès au civil, les jeunes filles ne peuvent effectuer ce changement. De plus, au-delà du coût financier, l’issue du procès demeure incertaine en raison de pressions émanant du ministère de l’Intérieur. Il faut en effet savoir, qu’un changement de religion est considéré comme trahison par l’Islam et punissable de mort.

Rapt : une tendance à croître…

Selon un rapport américain publié à Washington en 2009 par Christian Solidarity International, le nombre d’enlèvement est en augmentation constante. Dans le cadre de cette étude, 50 femmes, victimes de ces faits, ont été interrogées entre 2005 et 2008.

victime d'une conversion forcée (http://www.bivouac-id.com)

 Chacune , la plupart ayant en 14 et 25 ans au moment des faits, a donc été enlevée et contrainte à épouser à la foi la foi islamique et un homme musulman. Il ressort de ces témoignages que de nombreuses femmes, également enlevées et abusées, renoncent à fuir car elles ne veulent pas abandonner leurs enfants.
Depuis janvier 2011, la situation s’est empirée avec les attaques meurtrières d’Eglise coptes après que des jeunes filles aient réussis à se réfugier dans un monastères.
Toutefois, il  n’est pas rare, pour les jeunes filles issues de familles chrétiennes pauvres, d’être vendues à leur insu par leur parents. Une raison pour laquelle certaines familles refusent de reprendre leur fille lorsque celle-ci a la chance de pouvoir s’enfuir.
Les femmes, le prétexte d’une épuration ethnique

Cependant, les femmes ne sont pas la seule cause du conflit interconfessionnel qui oppose les coptes et les musulmans. En effet, l’Egypte étant un pays à majorité musulmane, de nombreuses minorités y sont persécutées et particulièrement les chrétiens qui représentent 8 à 10% de la population totale.  Les deux communautés religieuses se disputent l’adhésion  des femmes. Pour les coptes, il s’agit de perpétuer leur religion tandis que pour les musulmans, le but est d’éliminer une minorité religieuse en s’appropriant ses femmes. De plus, en Egypte, s’il est possible pour une femme copte de se convertir à l’Islam et de se marier librement avec un homme musulman, il est interdit , légalement, pour un chrétien d’épouser une musulmane.
 Quant à un mariage entre une femme musulmane et un homme copte, il est également prohibé.  Les enlèvements de jeunes filles peuvent donc être envisagés de deux manières totalement différentes. Pour la communauté chrétienne, il s'agit bien là d'enlèvements en vue d'une conversion forcée. Du point de vue des musulmans, ces jeunes filles désiraient se convertir à l’Islam et épouser un musulman ce que désapprouvent les familles chrétiennes qui, dès lors, font parvenir des rumeurs d’enlèvements. Pourtant, même si ce n’est pas toujours le cas, de nombreux enlèvements sont tout de même commis comme l’a révélé l’étude de l’Assyrian International News Agency. De plus, le moindre manquement aux règles de l’apartheid islamique décrété par l’Etat Egyptien, déclenche des réactions meurtrières comme le prouve un événement récent. Le 5 mars, environ 4000 musulmans ont attaqué des habitations coptes  et incendié 2 églises dans le village de Soul, à 30 km du Caire. Un incident qui avait fait de nombreuses victimes et dont le bilan n’est toujours pas connu. L’origine de cette attaque est une liaison amoureuse entre une femme musulmane et un homme chrétien.

Plus récemment, le 6 mai, une autre église a été attaquée et incendiée sous prétexte qu’une jeune fille, convertie à l’islam, y était retenue contre son gré. Des heurts qui ont causé la mort de 12 personnes et fait 232 blessés.

Des réactions qui semblent disproportionnées par rapport au fait qui les a provoqué.

Si l’Egypte est un pays particulièrement touché par les enlèvements de jeunes filles par des musulmans, il n’est pourtant pas le seul dans ce cas, dénonce L’Assyrian International New Agency. Des pays tels que l’Inde, le Pakistan et le Sri Lanka sont également concernés par ce phénomène.
Pour en savoir plus:

- http://prophetie-biblique.com/forum-religion/persecutions-religieuses-f24/egypte-enlevements-jeunes-filles-coptes-par-des-musulman-t1650.html
- http://www.aina.org/news/20110520141541.htm
- http://www.aina.org/news/20110304222016.htm
- http://lebloglaicdechamps.over-blog.com/article-egypte-de-la-crise-interconfessionnelle-a-la-guerre-civile-73632724.html

mercredi 18 mai 2011

Les femmes musulmanes en Belgique : émancipation à quel prix ?

On pourrait croire que la plupart des femmes musulmanes en Belgique sont heureuses et épanouies. Pourtant, il existe des situations préoccupantes. certaines d’entre elles subissent des mariages forcés et sont surveillées étroitement pas leur parent dès le plus jeune âge. Des femmes vivent donc un calvaire dans notre pays au nom d’Allah.

http://www.bivouac-id.com/billets/des-nouvelles-sur-lemancipation-des-musulmanes-ces-eternelles-mineures/


Dans un reportage de « Questions à la une » diffusé par la RTBF, l’équipe de journaliste a recueilli divers témoignage de femmes musulmanes vivant en Belgique depuis leur naissance. On y voit notamment, Laila 30 ans d’origine marocaine. Lorsqu’elle a annoncé à sa famille qu’elle était amoureuse d un belgo-turc, son frère a menacé de la tuer si elle continuait à voir cet homme pourtant musulman. De plus, suite à cette aventure, la jeune femme est tombée enceinte et, par peur, elle a caché sa grossesse et son accouchement. A la sortie  de la maternité, elle a placé son enfant dans  une maison d accueil et est rentrée chez elle. Pendant deux ans, elle a vécu dans le doute et la crainte. Puis,  elle a eu un déclic lorsque son frère ainé, après une énième dispute émaillée d’insultes, l’a frappée une fois encore. Une fois de trop. Elle est alors partie. Depuis dix mois, la jeune femme est cachée grâce à l’association « Insoumise et dévoilée ». Le chemin de la sortie est souvent long et très périlleux pour ces jeunes musulmanes nées ici mais élevées comme dans leur pays d’origine. Mais alors , pour ces jeunes belges, l’émancipation est à quel prix ?
Le mariage forcé : monnaie courante, même en Belgique
A Molenbeek, l’équipe de « question à la une » a pu suivre une opération pour sauver une jeune fille d’un mariage forcé avec la complicité de Karima, présidente de l’association « insoumise et dévoilée », en caméra cachée. Dans le commissariat tout est organisé, les policiers ont convoqué la jeune fille séquestrée pour qu’elle puisse fuir avec Karima. Cette jeune fille, Juliette (nom d’emprunt) a décidé de fuir sa famille et le mari qu’elle a été contrainte d’épouser. Complètement apeurée, Juliette se terre sur la banquette arrière le temps de quitter son quartier.
Dans le coran,  il est écrit que la famille peut choisir le mari. Une situation inadmissible surtout dans un pays comme le nôtre. De plus, sa famille est en Belgique depuis trente ans mais ses parents vivent comme chez eux en niant le fait qu’en Belgique, on ne peut obliger une fille de se marier contre son gré. Sa famille est restée renfermée avec d’autres gens de leur culture, leur communauté et continue a procéder ainsi sans s’ouvrir au monde extérieur. Qu’arriverait-il  à cette jeune fille si sa famille la retrouvait ? Selon elle, il la tuerait probablement. Elle s’en va rejoindre l’homme qu’elle aime vraiment. Tiraillés entre modernité et tradition, ces jeunes gens n’auraient pas pu quitter leur famille sans l’aide de l’association et des autorités. L’association est la seule alternative car, dans la communauté musulmane, il n’y a pas de solidarité pour ce genre d’affaire au contraire. Dans certaines communes, on observe un silence généralisé, le sujet est tabou.
D’après le président de la mosquée de Molenbeek, Jamal Zahri , cette situation est violente et plein de souffrance ce qui est inacceptable. La souffrance est  présente même pour les parents dont l’approche est erronée et pas du tout religieuse. Cette éducation est génératrice de violence et a besoin d être recadrée selon lui. Les conditions de vie sont différentes ici que dans leur pays mais beaucoup de musulmans sont sous instruits et préfèrent suivre leurs traditions. Ils ont leur propre lecture de l’islam et le dirigeant de la mosquée est souvent surpris de cette lecture erronée.
Les traditions ont tellement d’importance que les mariages mixtes sont souvent mal perçu. Selon une musulmane , ne pas être marié à un musulman est difficile à vivre. Une jeune marocaine, mariée à un belge, explique que, lorsqu’ils se baladent tous les deux à Bruxelles, main dans la main, les musulmans les regardent de travers alors que quand le couple se rend au Maroc, il n y a aucun problème. Ses parents étaient d’ailleurs d’accord pour se mariage (sa famille est toujours au Maroc). Les musulmans, présents en Europe, restent enfermé dans leur culture, et ne tolèrent pas les mariages mixtes alors qu’au Maroc , ils sont la plupart du temps bien acceptés. En Belgique, il n’est donc pas rare que les familles imposent le mari de leur choix à leurs filles.
« Insoumise et dévoilée » , une association engagée
 Pour son association, Karima et son compagnon sont subventionnés par la Région Wallonne. De par son histoire personnelle , Karima s’implique fort dans ce combat. Elle-même, fiancée de force et séquestrée à l’adolescence, elle a fui sa famille pour vivre comme elle le souhaitait. Les jeunes musulmanes sont rares à sauter le pas, à la fois prisonnières de leur famille et de leur quartier .
Laila en sait qqchose. Ses frères ont pris le pouvoir sur elle et, dans son quartier marocain, elle est surveillée sur son habillement et ses activités . Ils se téléphonent entre hommes pour s’informer des faits et gestes des femmes. Laila avait honte d aller à la police qui, selon elle,  n’a pas de sol par rapport à ça. Pourtant, comme l’affirme le  bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, la police aurait pu l’aider en le guidant vers des refuges et associations. Ce genre de situation ne devrait pas exister en Belgique. Chez les musulmans, le contrôle social est plus fort qu’ailleurs. Le patriarche joue un rôle disproportionné.
Des responsabilités partagées
Pourtant, au vu du peu de subsides octroyées aux associations et au peu de moyens disponibles pour aider ces femmes, les autorités n’ont pas encore pleinement conscience de l’existence de ce phénomène et elles doivent arrêter la politique  de l’ autruche en parlant de cas isolé.
Et du côté des responsables religieux ? Ceux-ci  condamnent vivement ces situations. Mais en dehors des mots, existent-ils des actes de solidarité ? Jamal Zahri, président de la mosquée Arafat de Molenbeek et président de l ONG « Islamic Relief Belgique », affirme  que les problèmes de la communauté sont énormes mais qu’ il n y a pas de structures et d’associations adaptées. Il encourage la création de structure mais c’est un sujet tabou dans la communauté musulmane.
 Et l’état belge ? il a fallu attendre 2006 pour voir apparaitre une loi sur les violences faites aux  femmes  en général. Ce plan lancé par le gouvernement n’est pourtant déjà plus d’application au parquet de Bruxelles. Ceci est justifié par le manque de moyens. Ce plan implique la création de cellules spécialisées avec des magistrats qui, dans leur formation, sont sensibilisés aux différences culturelles et familiales des musulmans. Ils doivent également s’assurer que les traditions sont bien compatibles avec l’état de droit et donc la législation belge. Toutes les cultures sont différentes, il faut les connaitre et ne pas les dénigrer. Il faut toutefois s’assurer que l intégrité physique et sexuelle est bien respectée dans notre pays  car on ne peut transiger la dessus peu importe la culture.
Une victime coupable 
Le poids de la culture et de la traditions fait que les jeunes filles musulmanes , victimes de leur famille, se sentent plus coupables que victimes. C’est pour cela que l’association organise des groupes de parole pour les soutenir. Soraya, 25 ans, est la plus jeune et, dans sa famille, le garçon est le plus beau , le plus fort, il a droit au meilleur dans tous les domaines. C’est cette éducation qui les font se sentir supérieurs et ils ne sentent jamais coupables. On ne leur a pas appris  l’interdiction contrairement aux filles. Soraya explique qu’elle a subi des violences physiques et a été victime d’inceste par son propre frère. Elle n’a pu le  dire ni à son père ni à sa mère car, dans sa culture, on lui a appris à ne pas dire  une telle chose car il est tabou de parler de sexe. Mais être touchée par son propre frère, c’est être sale. Il faut toujours vivre avec. La situation étant insupportable, elle a voulu partir pour ne plus voir sa famille. Pour ça, il fallait quitter le domicile familial.
 Pour y arriver, elle a continué ses études contre l’avis de ses parents et a trouvé un travail. A l’insu de ses parents, elle a pu obtenir un crédit pour acheter une maison. Pour ses parents, c’est une honte et ils refusent qu’elle vive seule, indépendante et non mariée. Actuellement, Soraya a toujours peur de sa famille, peur qu’elle ne l’attende à la sortie de son boulot ou de son appartement.  Pour éviter cela, elle doit trouver des astuces. Par exemple, elle fait un trajet une demi heure plus long pour prendre son train dans une autre gare de peur de tomber sur eux et de recevoir encore une fois des insultes et des menaces.
 Les études et le travail, ce sont depuis toujours les clés de l’émancipation des femmes mais ce n’est pas toujours évident pour les musulmanes.  Selon certains musulmans plus jeunes et plus « ouverts », l’intégration est le maître mot. Pourtant, ils ont toujours une pensée machiste, par exemple, ils sont toujours pour les rôles traditionnels de l’homme et la femme dans le couple. En effet, elle peut travailler mais s’ils ont des enfants, c’est elles qui doit s’en occuper. Quant à la liberté, elles peuvent sortir mais leurs fréquentations sont surveillées. Une fois qu’il fait noir, il est préférable qu’elle soit rentrée. Il est évident que, même parmi les jeunes, la liberté n’est pas vraiment de mise.
Un retour aux traditions
On peut se demander pourquoi les jeunes effectuent ce retour au traditions et ce repli identitaire incompatible à la vie menée par les jeunes Belges. Selon Jamila Si M’Hammed, présidente de l’association « Ni putes, ni soumises »,  certains historiens  expliquent que cette troisième génération essaie de retrouver leurs sources. Paradoxalement, la première génération travaille, la deuxième essaie le plus possible de s’émanciper et, puis, la troisième génération, marque un retour en arrière ou , en tout cas, elles osent moins  entraver le code prescrit que la deuxième. On ne sait pas pourquoi. La communauté maghrébine n’échappe pas à ce phénomène de la troisième génération.
Un futur Imam, belge reconverti et ancien prof de religion islamique, Amin Hensch suit actuellement une formation universitaire en France pour  pouvoir guider la prière dans une mosquée en Belgique. Pour Amine Hensch, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir au sein de la communauté mais l’immigration est une longue histoire. Il y a des gens qui ne font pas de différence entre coutumes et réalité de l’islam. Cette religion est plus libératrice  au niveau de l’individu et de la femme tandis que les coutumes sont importées en général des pays. Il est clair que le travail à ce niveau là est grand. Les élites commencent seulement à voir le jour au niveau de la société belge et sont importées. Seule la mosquée fait le discours totalement en français. Amin Hensch dit à ses fidèles :  « Celui qui traite son épouse de la bonne manière, d’une manière généreuse et noble, ce n’est qu’un homme. Celui qui humilie et maltraite son épouse, ce n’est qu’un ingrat et qqun qui ne mérite pas de  porter le nom de l’islam », Hadit (traduit) .Certaines traditions qui n’ont rien à voir avec l’Islam ont été véhiculées jusqu’à nos jours. Selon ce futur imam, la situation n’est pas due à l’Islam en tant que tel mais aux coutumes anciennes que les musulmans ont acquis dans leur pays d’origine.
Force est de constater que sur le terrain, il reste effectivement beaucoup de travail à accomplir.  En 2007 déjà, les mosquées avaient été associées à une campagne de  contre les mariages forcés. Une campagne conçue par et pour des musulmans grâce à Tarik Ramadan , un islamologue réputé et controversé.  Selon le bourgmestre de Molenbeek, Tarik Ramadan est un esprit ouvert qui est en train de permette à l’islam de trouver sa juste place en Europe .
Selon Tarik Ramadan, il y a des choses pour lesquelles on ne peut pas se taire et qu’il faut répéter : violence conjugale, mariage forcés, hypocrisie, silence,  souffrances dans la communauté,... Le problème c’est que, oui on le dit et répète, mais le soutien d’acteurs sociaux, des médias est nécessaire pour porter cette voix.
En Belgique, le défi est grand. Il est nécessaire d’encourager la modernité pour refouler les traditions. Mais  ces problèmes demandera plus de temps et d’argent aux autorités belges.
Pour en savoir plus
- http://www.rtbf.be/video/v_questions-a-la-une-la-femme-a-t-elle-gagne-la-guerre-du-sexe?id=871203&category=info
- http://www.bivouac-id.com/billets/des-nouvelles-sur-lemancipation-des-musulmanes-ces-eternelles-mineures/
- http://www.tariqramadan.com/Main-dans-la-main-contre-les.html

lundi 28 mars 2011

Un statut à venir?

De nos jours, nous percevons l'Islam comme une religion qui rabaisse les femmes au rang d'objet. Une religion injuste et machiste qui engendre de nombreuses discriminations à l'égard des femmes. Pourtant, ceci ne s'est pas toujours avéré.

Lors de son avènement , l'Islam a été la première religion à accorder un statut à la femme , à lui octroyer des droits. En effet, il y a 14 siècle, dans les temps pré islamiques, la femmes n'avait aucune reconnaissance de son existence. Elle était considérée comme l'esclave de son mari, juste bonne à enfanter et s'occuper de la maison. Elle n'avait bien sûr aucun droit à recevoir une éducation. De plus, la plupart des nouveaux-nés filles étaient enterrées vivantes.

Lors de la naissance de l'Islam, un statut a été donné à la femme, notamment en cas de témoignage. Deux femmes avaient la capacité de s'opposer au témoignage d'un homme, ce qui évidement aujourd'hui nous semble injuste. Mais, à cette époque, il s'agissait d'une véritable révolution. Une autre avancée à cette époque mais qui a été pervertie avec le temps est le côté contractuel du mariage. Un contrat était établi entre le père de la jeune fille et le futur mari afin que la mariage ne soit plus considéré comme un acte de possession mais comme un acte accepté par les deux parties. Le but étant de protéger la femme. Cependant, cette pratique a été dénaturée avec le temps vue que les hommes riches se sont mis à épouser des femmes jeunes et pauvres afin que les parents de cette dernière ne puisse apporter aucune contrepartie à ce mariage.
Le problème actuel est que l'Islam n'a jamais été adapté à notre époque et que plusieurs pratiques, à l'origine destinées à améliorer le sort des femmes dans les régions arabes, ont été détournées ou dénaturées. Un second problème est que , dans ces pays, la religion fait office de loi et que chacun l'interprète à sa façon. Le statut de la femme n'a donc jamais évolué ou très peu depuis l'avènement de l'Islam qui date tout de même du 7ème siècle. C'est pour ces raisons que nous pouvons observer de nombreuses injustices commises envers les femmes à travers le monde.Il serait donc bien temps de réactualiser les droits de la femme dans les pays musulmans.